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"Mon destin me pousse depuis longtemps vers les Etats-unis, et plus particulièrement vers le championnat NASCAR ! Après plusieurs années dans le sport automobile, mon ambition, est de participer à la serie … 2002 Fin 2002, après plusieurs contacts avec les organisateurs de la NASCAR, Michel fit le déplacement sur le circuit d’Homestead à Miami, afin de rencontrer un nombre important de patrons d’équipes, comme Joe GIBBS, Richard Childress, Jack Roush, et d’autres… A cet instant, il a senti que le temps était venu pour un pilote venant d’un autre horizon, de venir participer à ce championnat. L’accueil très chaleureux qu'il a eu, l’a vraiment conforté dans son idée de continuer à travailler vers cet objectif. 2007 Après l’obtention de la licence pour pouvoir participer à la serie NASCAR Busch en 2007 (aujourd'hui Nationwide), Michel a dû trouver les bonnes personnes qui puissent l’aider à atteindre son objectif et son rêve, d’être engagé en NASCAR! A noter que : >Michel, est le premier pilote automobile Français à avoir obtenu la licence officielle NASCAR dès l'année 2007. C'était pour la série NASCAR Busch séries (aujourd'hui, NASCAR Nationwide ). >Avant lui, Claude Ballot-Léna et Jo Schlesser l'avaient obtenu, et ils avaient participés à quelques épreuves dans les années 1970. >En décembre 2009, Michel a obtenu une nouvelle licence pour participer au championnat NASCAR camping world truck series, reconnue comme la troisième plus grande série NASCAR, et qui est notre objectif pour 2010 ! 2008 - En 2008, tu as participé à 2 courses dans le Championnat ARCA : peux-tu nous en dire plus ? Tout d’abord pour en arriver là, il m’a fallu beaucoup de temps, de prise de contact avec les dirigeants de la NASCAR, les équipes, etc… J’ai dû trouver les moyens de rencontrer une équipe me faisant confiance, pour aller effectuer mon premier test sur circuit ovale. Tout cela m’a prit beaucoup de temps et d’energie, mais au final qu’elle joie de me lancer pour la première fois sur un circuit aux USA, et en plus un speedway comme Michigan ! Cette première expérience avec l’équipe de Mario Gosselin, pilote bien connu aux USA en stock-car, m’a permis de bien débuter et de comprendre un peu mieux cette technique si particulière avec des voitures aussi lourdes que puissantes, puisqu’elles développent pas moins de 700 chevaux pour un poids de 1,6 Tonne !
Par la suite j’ai eu une opportunité d’effectuer un test, cette fois ci sur un des circuits les plus réputés et rapide au monde le super speedway de DAYTONA… Là, j’ai vraiment découvert des vitesses incroyable avec une demande de concentration très élevée, puisqu’à ces vitesses là aucun droit à l’erreur n’est permis. Et puis enfin toute ces expèriences m’ont permis d’atteindre le team de Jack Boswsher, qui fait parti des équipes les plus respectées et reconnue car ils ont le n°21 depuis presque 60 ans, et on fait courir entre autres des pilotes comme Mario Andretti, AJ Foyt, etc…
Suite à ces deux premières courses, où j’ai pu évaluer un peu mieux mon niveau par rapport aux autres pilotes, j’ai pu constater qu’avec un peu plus d’expérience compte tenu de la particularité de ces courses sur ovale, je me sentais tout à fait capable à moyen terme, de figurer plus près des avant-postes. Mais déjà, commencer par une treizième places pour une première participation sur circuit ovale, fût un résultat qui au dire des professionnels du stock-car, était une réelle performance. D’ailleurs à la fin de la course, j’ai vu dans les yeux de mon équipe tout d’abord une grande émotion, et chez certain de mes mécanos et aussi de Tod Bowsher des larmes de joies… Même le directeur de course est descendu de sa cabine pour venir me donner le respect officiel des dirigeants de l’ARCA. Par la suite à Toledo, j’ai confirmé ce résultat en terminant dans le tour du leader, sur un circuit où le tour se boucle en 16 secondes, c’est dire qu’il faut être dans le rythme et très agressif pour ne pas se faire prendre un tour, surtout avec des gars ayant énormément d’expérience; Comme David Ragan et Schroder venant directement de la série 1 en NASCAR. Sans compter Scott Speed, ancien pilote de F1 chez Redbull, Justin Allgaier, ou Frank Kimmel 10 fois vainqueur du championnat et bien d’autres…
Tout est tellement différent par apport aux courses sur circuit routier, gérer le trafic, les arrêts aux stands, les drapeaux jaunes qui peuvent êtres incessants, et ou il faut à chaque relance retrouver le rythme, ce qui n’est pas facile quand on vous arrête tous les trois tours… Bien sûr, je pense que sur les super-speedway, nous aurons moins de drapeaux jaunes que nous pouvons en avoir sur des circuits comme Salem, ou Toledo, qui sont réputés comme très difficiles, et particuliers, du fait de leur étroitesse… Mais aussi les communications avec mon spotter, avec qui nous formons une espèce de pilote à deux têtes. C‘est assez intéressant d’ailleurs le rapport et la fusion de nos deux esprits où nous ne formons plus qu’un pendant toute la course. Je pense que les pilotes de rallye comprendront de quoi je parle.
Maintenant, au dire de Todd Boswher, mes atouts sont dans la capacité à anticiper les problèmes et notamment les accrochages, qui sont, bien entendu nombreux dans ce type de course. Je pense que mes années de compétitions en moto-cross, y sont pour quelque chose, car ces courses sont à la fois très agressives où il faut toujours anticiper, prévoir les erreurs des autres sans se laisser piéger. Aussi, les qualifications sont un atout pour moi, puisque c’est le seul moment où je me retrouve seul sur la piste, et où je peux donc totalement m’exprimer et me concentrer sur le pilotage et la meilleure trajectoire. J’ai d’ailleurs pu à chaque fois, gagner de nombreux dixièmes par apport à la séance d’essai libre, qui est toujours surchargée de trafic, et donc pas évidente pour trouver le rythme.
En conclusion, ces deux premières courses m’ont apporté déjà beaucoup d’expérience, et je peux appréhender la suite très sereinement. Grâce aussi à ma relation avec Todd Bowsher et son équipe en qui j’ai trouvé non seulement une équipe passionnée et très pro, mais aussi une famille aux USA. Il me tarde maintenant, de retrouver le chemin des courses, j’espère pour le début du mois d’avril !
2009 En 2009, nous avons trouvé les moyens de monter un programme de 10 courses dans le championnat ARCA, toujours avec le soutien de l'équipe de Todd Boswher, avec qui nous avions déjà participé à deux courses en 2008 - Salem avec une 13 ème place pour une première course sur circuit ovale, et Toledo où nous terminons dans le même tour que le leader.
Cette nouvelle saison, nous a permis de confirmer les très bons premiers résultats de 2008, et notre premier objectif était de terminer toutes les épreuves ce que nous fîmes, et d’engranger un maximum d’expérience sur tous les différent types d’ovales : Short track, Speedway et super Speedway.
Le rapport avec les fans et les médias Américains fut un énorme succès et une très belle surprise pour Michel, les nombreuses séances de dédicaces, nous ont prouvées que le public Américains était très positif à la venue d’un pilote « exotique », et Michel à su donner toute son énergie et sa générosité pour rendre cette belle énergie à ceux qui s’intéressaient à son parcours.
2010
Aujourd’hui, le passage en NASCAR, devrait se faire sans trop de difficulté, même si nous restons tous très concentrés, et que nous travaillons très dur, pour permettre à Michel d’intégrer une équipe qui lui permette d’évoluer parmi les meilleurs. Pourquoi les Etats-Unis et la NASCAR ? Ce pays représente pour moi, un des derniers, voir le dernier endroit sur cette planète, où si l’on a un rêve comme le mien, et que l’on est prêt à travailler dur et ne jamais baisser les bras, ce pays et les gens qui y habites, peuvent vous permettre d’atteindre les objectifs les plus importants ! Le championnat NASCAR, quand à lui, m’inspire et m’attire énormément depuis très longtemps. Il est certain que ma venue fin 2002 sur le circuit d’Homestead, m’a plus que convaincu que mon futur devait être dans ce championnat… Pour atteindre cet objectif, il m’a fallu non seulement croire en mon rêve, mais surtout travailler très dur, en prouvant d’abord que je pouvais faire partie des meilleurs pilotes en Europe. Tous ces événements vécus, avec des moments de difficultés intenses, plus liés à la recherche de sponsors, qu’a l’aspect sportif, m’a permis de vivre des instants inoubliables. Mais aussi de faire des rencontres merveilleuses, et de partager des émotions très fortes. Tout cela m’a rendu plus fort, et m’a donné le courage de relever ce défi ! On me demande parfois, d’où vient la passion que j’ai pour le pilotage et la compétition automobile. C’est toujours assez difficile pour moi de l’expliquer, car depuis mon plus jeune age, j’ai toujours était attiré plus par le fait de piloter et de tenir un volant entre mes mains, que par la voiture en elle-même… Piloter, me mesurer aux meilleurs, apprendre, travailler avec mon équipe dans le même objectif, et atteindre la victoire ensemble, partager toutes ces émotions et pour moi la chose la plus importante dans ma vie ! Je suis prêt plus que jamais à vivre mon rêve Américain, et être le premier pilote Français de l’histoire de la NASCAR ! Toutes mes prétentions aujourd’hui sont d’être prêt à travailler très dur, à apprendre et gagner de l’expérience, pour pouvoir un jour faire partie des meilleurs pilotes de la NASCAR… D'où te viens cette véritable passion pour le Nascar ?
Au départ, c’est vrai que je ne connaissais pas trop la NASCAR, les premières images que j’ai vues viennent du film « Jour de tonnerre » avec Tom Cruise et Nicole Kidman. Fin 1998, après ma première saison complète en sport automobile en Formule France, je me suis intéressé aux Etats-Unis. D’abord pour vivre une aventure humaine et sportive dans un nouvel environnement. J’ai à ce moment-là, pris contact avec Eric Bachelard, team-manager d’origine belge qui gérait le team Conquest Racing. A cette époque, cette équipe était en Indylight, l’équivalent de la Formule 3000 européenne. C’est là que j’ai commencé à prendre conscience des disciplines automobiles américaines, et j’ai découvert la NASCAR, qui était la discipline de course automobile la plus réputée. Ce challenge d’intégrer ses rangs m’a fortement attiré ! Le problème était qu’aucun pilote français ou européen, n’y était présent et, dès les premières fois que j’en ai parlé à des gens du milieu, ils m’ont tous pris pour un fou ! Ils pensaient que la NASCAR était seulement réservée aux pilotes américains…
Bref, je n’ai plus lâché cette idée et, dès fin 1999, j’ai commencé à prendre contact avec les dirigeants de la NASCAR, qui m’ont tout de suite pris au sérieux, et se sont montrés intéressés à l’arrivée d’un pilote venant d’un autre horizon.
- En France, l'univers du stock-car Américain est encore mal connu : quelles sont ses spécificités ?
La principale spécificité de ces courses, et qu’elles se déroulent à 90% sur des circuits ovales, de différentes tailles. Il y a les short tracks (petits ovales de moins d’1 km), les speedways (d’environ 2 miles, soit 3,2 km) et enfin les super-speedways, comme Daytona, Talladega, Indianapolis, qui font plus de 4 km. Aussi, suivant les circuits, les virages sont plus ou moins inclinés, on appelle cela le « banking ». A Daytona, les virages sont inclinés à plus de 30°, ce qui nous permet de rester pratiquement à fond, c’est-à-dire aux alentours des 300 km/h. Une chose importante aussi est le fait que dans l’habitacle nous ne voyons pas grand chose autour de nous, c’est pour cela qu’un spotter est attaché à chaque pilote, il surveille la course d’un point élevé sur le circuit, et nous donne des informations très importantes tout au long de la course. Et dernier détail important, les courses durent en moyenne deux heures et demi.
- En 2008, tu a participé à 2 courses dans le Championnat ARCA : peux-tu nous en dire plus ? Tout d’abord pour en arriver là, il m’a fallu beaucoup de temps, de prise de contact avec les dirigeants de la NASCAR, les équipes, etc… J’ai dû trouver les moyens de rencontrer une équipe me faisant confiance, pour aller effectuer mon premier test sur circuit ovale. Tout cela m’a prit beaucoup de temps et d’energie, mais au final qu’elle joie de me lancer pour la première fois sur un circuit aux USA, et en plus un speedway comme Michigan ! Cette première expérience avec l’équipe de Mario Gosselin, pilote bien connu aux USA en stock-car, m’a permis de bien débuter et de comprendre un peu mieux cette technique si particulière avec des voitures aussi lourdes que puissantes, puisqu’elles développent pas moins de 700 chevaux pour un poids de 1,6 Tonne !
Par la suite j’ai eu une opportunité d’effectuer un test, cette fois ci sur un des circuits les plus réputés et rapide au monde le super speedway de DAYTONA… Là, j’ai vraiment découvert des vitesses incroyable avec une demande de concentration très élevée, puisqu’à ces vitesses là aucun droit à l’erreur n’est permis. Et puis enfin toute ces expèriences m’ont permis d’atteindre le team de Jack Boswsher, qui fait parti des équipes les plus respectées et reconnue car ils ont le n°21 depuis presque 60 ans, et on fait courir entre autres des pilotes comme Mario Andretti, AJ Foyt, etc…
Suite à ces deux premières courses, où j’ai pu évaluer un peu mieux mon niveau par rapportaux autres pilotes, j’ai pu constater qu’avec un peu plus d’expérience compte tenu de laparticularité de ces courses sur ovale, je me sentais tout à fait capable à moyen terme, defigurer plus près des avant-postes. Mais déjà, commencer par une treizième places pour une première participation sur circuit ovale, fût un résultat qui au dire des professionnels du stock-car, était une réelle performance. D’ailleurs à la fin de la course, j’ai vu dans les yeux de mon équipe tout d’abord une grande émotion, et chez certain de mes mécanos et aussi de Tod Bowsher des larmes de joies… Même le directeur de course est descendu de sa cabine pour venir me donner le respect officiel des dirigeants de l’ARCA. Par la suite à Toledo, j’ai confirmé ce résultat en terminant dans le tour du leader, sur un circuit où le tour se boucle en 16 secondes, c’est dire qu’il faut être dans le rythme et très agressif pour ne pas se faire prendre un tour, surtout avec des gars ayant énormément d’expérience; Comme David Ragan et Schroder venant directement de la série 1 en NASCAR. Sans compter Scott Speed, ancien pilote de F1 chez Redbull, Justin Allgaier, ou Frank Kimmel 10 fois vainqueur du championnat et bien d’autres…
Tout est tellement différent par apport aux courses sur circuit routier, gérer le trafic, les arrêts aux stands, les drapeaux jaunes qui peuvent êtres incessants, et ou il faut à chaque relance retrouver le rythme, ce qui n’est pas facile quand on vous arrête tous les trois tours… Bien sûr, je pense que sur les super-speedway, nous aurons moins de drapeaux jaunes que nous pouvons en avoir sur des circuits comme Salem, ou Toledo, qui sont réputés comme très difficiles, et particuliers, du fait de leur étroitesse… Mais aussi les communications avec mon spotter, avec qui nous formons une espèce de pilote à deux têtes. C‘est assez intéressant d’ailleurs le rapport et la fusion de nos deux esprits où nous ne formons plus qu’un pendant toute la course. Je pense que les pilotes de rallye comprendront de quoi je parle. Maintenant, au dire de Todd Boswher, mes atouts sont dans la capacité à anticiper les problèmes et notamment les accrochages, qui sont, bien entendu nombreux dans ce type de course. Je pense que mes années de compétitions en moto-cross, y sont pour quelque chose, car ces courses sont à la fois très agressives où il faut toujours anticiper, prévoir les erreurs des autres sans se laisser piéger. Aussi, les qualifications sont un atout pour moi, puisque c’est le seul moment où je me retrouve seul sur la piste, et où je peux donc totalement m’exprimer et me concentrer sur le pilotage et la meilleure trajectoire. J’ai d’ailleurs pu à chaque fois, gagner de nombreux dixièmes par apport à la séance d’essai libre, qui est toujours surchargée de trafic, et donc pas évidente pour trouver le rythme. En conclusion, ces deux premières courses m’ont apporté déjà beaucoup d’expérience, et je peux appréhender la suite très sereinement. Grâce aussi à ma relation avec Todd Bowsher et son équipe en qui j’ai trouvé non seulement une équipe passionnée et très pro, mais aussi une famille aux USA. Il me tarde maintenant, de retrouver le chemin des courses, j’espère pour le début du mois d’avril !
- Quel bilan en tires-tu ?
Quand je regarde en arrière, je me dis que, malgré le fait que je n’ai fait que deux courses pour l’instant, elle m’ont permis d’engranger déjà beaucoup d’expérience. Les progrès ont été rapides à chaque fois, et je peux d’ores et déjà sentir que les petites erreurs réalisées m’ont permis de comprendre beaucoup de choses. Aussi, la vitesse à laquelle je peux apprendre avec une équipe très expérimentée et surtout désireuse de me communiquer tout ce dont j’ai besoin pour progresser vite, me permet d’envisager de la meilleure des façons les prochaines courses… Avec eux je progresse vite et surtout dans le bon sens !
Quand je vois le peu de différence de temps en qualification à Toledo, où je suis à moins de trois dixièmes de Scott Speed, qui pourtant à rouler tout l’hiver pour se préparer, sans compter bien sur les milliers de kilomètres qu’il a fait en Formule 1 avec Red Bull. Tout cela me permet d’espérer un avenir radieux en stock-car. Aussi, il faut voir que nous ne disposons pas du même matériel que certaines équipes, mon châssis à 5 ans, et nous compensons cela par beaucoup de travail avec l’équipe de Todd, et aussi une bonne préparation de notre moteur Ford par Rhynes Engine, qui est un très bon préparateur aux USA. Mais il faut rappeler que notre objectif pour l’instant, est d’apprendre, terminer les courses, bien sur essayer de me rapprocher des leaders, tout cela pour être prêt pour mon entrée en NASCAR, le plus tôt possible.
-Pas trop dur d'arriver en tant que "rookie" ? T'es-tu senti bien intégré dans le paddock ?
Je n’ai pas eu encore trop de contact avec les autres pilotes, c’est vrai que pour l’instant, quand nous sommes sur les courses ou les tests, chaque pilote est très concentré et travaille beaucoup avec son équipe. C’est vrai que je ressens des regards, ils savent que je suis Français, et peut être n’osent-ils pas venir vers moi… J’ai surtout des contacts avec les journalistes, les photographes qui - je l’ai compris par la suite - me suivaient de très près, puisque, après mes courses, ils m’envoyaient beaucoup de photos de moi. Les organisateurs aussi sont très sympas à mon égard, ils sont très heureux d’accueillir un pilote venant de France.
- Tu as d'ailleurs côtoyé Scott Speed, l'ancien pilote de F1...
Oui, d’ailleurs j’ai une anecdote sympa, car lors de ma première course de Salem, c’est le seul pilote qui est venu vers moi, pour me saluer en se présentant ! C’était sur la pré-grille avant d’aller vers nos voitures, nous étions un groupe d’une dizaine de pilotes, et il est venu naturellement vers moi. J’ai trouvé ça très sympa de sa part…
- Il y a eu un bel engouement autour de toi, de la part des fans et des médias américains...comment l'expliques tu ? Depuis le début, dès mon premier test à Michigan avec Mario Gosselin, nous avons été surpris de l’intérêt aussi bien des médias US, mais aussi des personnes qui s’intéressent à la NASCAR, les dirigeants nous ont vraiment aidés et ont facilité nos démarches pour rencontrer des équipes. Ils prouvent que la NASCAR et désireuse d’agrandir son rayon au reste du monde, et, bien entendu, en particulier à l’Europe où elle sait la passion que nombre d’Européens ont pour ces courses.
Par la suite, bien entendu, j’ai pu voir l’enthousiasme des fans aussi bien à Salem, et encore plus à Toledo pour la venue d’un pilote Français dans ce type de course. La séance de dédicaces de Toledo restera gravée dans ma mémoire, car j’ai dû signer des autographes pendant plus d’une heure. Et les gestes de soutien et d’encouragements m’ont fortement touché et convaincu de la gentillesse et de l'intérêt du public à ma participation aux courses de stock-car. A Salem, un des responsable de l’ARCA, est venu me dire, qu’il avait été surpris, puisque leur agence de presse réunissant tous les communiqués, avait reçu plus de 1000 demandes de la part des différents médias qui s’intéressaient au « Frenchman », et de me dire que nous avions été les plus demandés. J’ai vraiment été surpris, car je pensais objectivement qu’un garçon comme Scott Speed avec son environnement, aurait bien plus de demande des médias Américains…
- Quels sont, selon toi, tes atouts pour réussir dans le Nascar ?
Pas facile de répondre à cette question, mais en toute franchise, je pense avoir une très grande capacité à m’adapter aux différentes situations auxquelles un pilote peut se retrouver tout au long de sa carrière. J’ai aussi une très grande envie d’apprendre et de communiquer avec mon équipe, mais aussi avec ceux qui m’entourent. Je peux donner aussi beaucoup d’énergie pour répondre aux attentes des sponsors, des médias et des passionnés. Je pense aussi que mon parcours atypique, au final est un atout, car j’ai dû passer par beaucoup d’épreuves pour continuer à poursuivre ma passion, souvent plus dans le fait de devoir toujours trouver de nouveaux sponsors, que dans l’aspect sportif. Toutes ces épreuves m’ont forgé un caractère solide pour pouvoir appréhender cette grande aventure NASCAR !
Je pense que comme dans plusieurs disciplines sportives, pour réussir, il faut beaucoup de passion, de travail, trouver les personnes qui vous soutiennent et aussi le coup de chance. C’est vrai qu’en plus, dans cette aventure, étant donné que je suis le seul pilote français présent, je dois changer les mentalités de ceux qui pensent qu’un Français en NASCAR, c’est (c’était ) impossible. Mais depuis mes premières courses, nous sentons qu’un pas énorme a été accompli…
-Ton objectif pour 2009 est donc de participer à une saison complète de Nascar ? Les choses avancent-elles bien de ce côté là?
Pour 2009, malgré un contexte pas évident, nous sommes motivés plus que jamais pour atteindre cet objectif. Les courses en 2008, m’ont permis de comprendre où je me situais par rapport à des pilotes très expérimentés, et je sais maintenant qu’avec un peu plus de temps derrière le volant, je pourrais m’épanouir dans cette discipline et cet environnement.
L’équipe avec laquelle nous avons couru la saison passée est très motivée pour me faire courir toute la saison, et ces gens sont prêts à faire des efforts très importants en terme de budget. C’est pour cela que nous devrions travailler ensemble en 2009 dans le championnat ARCA, qui est reconnu comme étant la 4e division de la NASCAR, et qui a permis à des pilotes comme Juan Pablo Montoya, Dario Franchitti, et dernièrement Scott Speed qui a fait toute la saison en 2008 et qui, grâce à ses bons résultats, sera présent en NASCAR Sprint cup en 2009.
Durant la saison 2009, nous prévoyons aussi, de faire quelques courses en série NASCAR, mais bien entendu tout dépendra de nos budgets.
Pour l’instant nous continuons à travailler très dur pour réunir ce budget, et nous sommes plutôt confiant en ce qui concerne l’accomplissement de cette tâche.
- Que peux-t-on te souhaiter pour la suite ?
Et bien, de continuer toujours dans cette voie, d’engranger un maximum d’expérience pour atteindre la série 1 de la NASCAR… Pour moi, il est clair que c’est mon objectif, j’ai trouvé un environnement où je me sens totalement épanoui et supporté, aussi bien par mon équipe avec qui nous avons établi un rapport très amical et professionnel, mais aussi par ceux qui se passionnent pour ce sport, et qui sont chaque jour plus nombreux en France et en Europe. J’en profite pour les remercier de leurs messages d’encouragements depuis le début de mon aventure NASCAR !
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